Les hommes préfèrent-ils les blondes ? - Ecriture contrainte -Jour 28

Contrainte : Entrave, Chuchotement, Empreinte, Sapide, Cyprine, Ventre, Toison, Morsure, Ordre

Les hommes préfèrent-ils les blondes ?

Etes-vous déjà sortis avec une blonde ? Oui sans doute. Cette honorable assistance a du en voir passer quelques unes.
Mais une vraie blonde ? Une vraie de vraie ? Avec les yeux bleus et tout et tout ? C'est moins fréquent.
J'ai eu cette chance. Un temps.
Je me suis surpris à lui dire que je me prenais pour Jason. Comme lui, j'avais cherché et trouvé la Toison d'Or. Oh, elle n'a pas été compliquée à dénicher : juste en bas de son ventre. Bien soignée, taillée aux ciseaux comme je l’ai vue faire parfois, douce et dorée. Une merveille. Elle aimait être impeccable là. “Fraîche” était l’expression qu’elle employait.
C’était une vraie amoureuse.
Elle aimait l’Amour sans entrave. L’Amour avec un grand A. Quand venait le moment des ébats, elle entrait dans un état d’excitation amoureuse tel que ses yeux semblaient briller, même dans le noir, comme ceux d’un chat, d’une chatte plutôt. Il ne fallait pas de caresses trop poussées pour qu’elle fournisse une cyprine abondante, sapide mais à l’odeur et à la saveur jamais retrouvées. Peut-être parce que c’était une vraie blonde et que je n’ai connu que des brunes ensuite.
Il n’y avait pas besoin de lui donner d’ordre pour qu’elle se mette à quatre pattes. Elle aimait cette position. Elle disait qu’elle avait été vilaine et qu’il fallait la punir. Bien douce punition ma foi. Pour elle et pour moi.
Nous respections ce qu’avait dit Saint Exupéry en parlant de l’amour : “Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction.”
Mais en douceur, caresses plutôt que claques sur les fesses. Je ne bats pas une femme, même en levrette.
Enfin, douceur pas toujours. Quand elle jouissait, elle avait parfois tendance à me faire des morsures, plus ou moins fortes, à l’épaule quand nous étions face à face. L’empreinte qu’elles laissaient était un bon indicateur sur son niveau de jouissance. Vous comprenez que pour le salut de ma peau, je préférais la voir de dos. Cela me permettait aussi, à la fin de nos ébats, quand elle disait “arrête” parce que, toute à sa jouissance, elle était partie dans un monde que je ne pouvais qu’imaginer, de lui faire quelques chuchotements à l’oreille. Ces tentatives pour savoir ce que ça lui faisait, ce qu’elle ressentait, se sont toutes soldées par des échecs. Elle reprenait son souffle et ses esprits et ne voulait ou ne pouvait pas parler.
Je soupçonne les femmes, dans leur malignité, ne pas vouloir divulguer les secrets de leurs voyages dans les contrées de la jouissance.

Pour ne pas nous faire envie peut-être ? Ou de peur qu’on ne recommence plus par jalousie ? Allez savoir ce qui passe dans leur tête à ces moments là ?

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