Perdu, Trouvé... Ecriture contrainte - Jour 27

Contrainte : invitation - calendrier - viking - astrolabe - souris - canon - iPhone - manteau - sac à dos

Perdu, trouvé 

Je fume tranquillement une cigarette au balcon. Il fait beau. Je regarde passer les gens dans la rue. 
Ouah, une beauté traverse la rue. Elle a tout ce qu’il faut où il faut. Magnifique. Quel canon ! Je lui fournirais bien quelques munitions. 
Mes pensées guerrières sont interrompues par la vibration de l’iPhone dans ma poche. 
Un SMS vient d’arriver, j’ai vingt-cinq ans. Non ! Qu’est-ce que je raconte ? Encore cette foutue chanson qui vient me hanter ! 
“J’ai votre sac. Si vous voulez récupérer la cagoule noire et la boule de cuir à lanières, venez au 69, rue du Plaisir. Troisième étage, la porte sera ouverte”. 
Bon sang ! Je crois que quelqu’un a trouvé mon sac à dos. Comment a-t-il eu mon numéro de téléphone ? Ah oui, c’est vrai. Je l’avais noté sur la carte du Tagada pour le donner à Francesca. J’ai oublié de le faire et elle est restée dans le sac, avec mon attirail pour les soirées à thème qu’il y a au calendrier du Tagada. 
J’ai l’air malin maintenant. La curiosité me pique. Le message est laconique mais il me donne envie d’aller voir. Je vais répondre à cette invitation. /
Je mets mon manteau, sors de chez moi et quitte notre copropriété “L’Astrolabe”. J’aime bien ce nom. C’était la conserve de La Boussole, le bâtiment commandé par La Pérouse avec qui j’ai des liens particuliers. 
Après un trajet tranquille où je n’ai pas vu un rat, juste quelques souris, j’arrive au 69, rue du plaisir. 
Pas d’ascenseur ! En avant nouzotres pour trois étages à pied. La porte est ouverte. C’est du parquet. Mes pas résonnent. 
Une voix me dit : “C’est au fond du couloir !”. 
J’avance. J’arrive à l’entrée d’une pièce. Je me crois au Tagada : une croix de saint André, des chaînes, des menottes, divers instruments aussi bizarres qu’inconnus et au milieu, trônant majestueusement, un viking massif. 
Enfin je pense que c’est un viking vu le casque qu’il porte et le baudrier de cuir qui constituent ses seuls vêtements. 
Il a un membre gigantesque, un bras d’enfant avec une tête de chat pour vous donner l’idée de la chose, et il est déjà dans des dispositions de fêtes. C’est plus un Vit King qu’un Viking en vérité. 
Il arbore un grand sourire en me désignant le sac dans un coin et en me tendant cagoule et boule de cuir. 
En souriant à mon tour, je retire mon manteau et le reste. L’après midi sera agréable je crois. 

Commentaires

Articles les plus consultés