Une bonne pâte - Ecriture contrainte - jour 20

Contrainte : pâtes - volupté - extase - tendresse - créativité - rondeurs - baisers - fougue - secret

Une bonne pâte

Samedi. Farniente et volupté. 
Encore au lit après cette nuit de folie.
Dans le clair obscur de la chambre, je la regarde dormir. Avec tendresse j'admire ses rondeurs, véritables odes à la Féminité. Elle est Femme, en chair et en désirs, pleine de vie. Elle fait envie. Elle me fait envie. Elle me donne des envies.
Je me remets sur le dos, regard au plafond, bras replié, main sous la nuque. Je rejoue le film d'hier.
Je suis en stage dans cette ville du Sud où, paraît-il, une Bonne Mère veille. Hier soir, j'ai été dîner dans une pizzeria, pas loin du vieux port. Quand je viens à Marseille, j'y fais toujours une visite. J'y trouve des plats de pâtes juste comme je les aime mais avec toujours des trouvailles culinaires.
Mais ce n'est pas ce qui m'occupe l'esprit ce matin. 
Je repense à cette serveuse qui s'est occupée de moi, c'est le mot, pendant tout le repas. J'ai bien vu qu'elle s'intéressait à moi. A sa façon de débarrasser en s'arrangeant pour toujours me frôler, de se pencher pour que je puisse voir le décolleté de sa poitrine généreuse, de ramasser une fourchette tombée en me montrant le haut de ses bas. Bref, elle me draguait ouvertement. 
Bien évidemment je faisais celui qui ne voit rien ce qui avait pour effet d'accentuer ses efforts de séduction. 
Au moment de payer, je me suis dit que je n'avais pas grand chose à faire ce vendredi soir et que je pouvais essayer quelque chose. Si ça marchait tant mieux, sinon il y a le câble à cet hôtel, il y aura toujours quelque chose à regarder.
Quand elle m'a apporté le plateau de l'addition avec l'air renfrogné de quelqu'un qui n'est pas arrivé à ses fins, j'ai mis ma carte bancaire pour le règlement avec la carte de l'hôtel sur laquelle j'avais indiqué mon numéro de chambre. Elle prit les deux cartes sans rien dire, procéda à l'encaissement, me rendit ma carte bancaire, pas l'autre. Je laissais un pourboire puis rentrais à l'hôtel.
Je pris une douche et enroulé dans une serviette de bain, je m'allongeais sur le lit et allumais la télé. Pour pas longtemps.
Quelqu'un tapait doucement à la porte. Je me doutais un peu qui ça pouvait être. 
A peine la porte ouverte, elle se jeta sur moi et, avec fougue,me couvrit de baisers de haut en bas. Elle m'arracha la serviette et entreprit de prendre en bouche l'objet de son désir qui déjà avait pris une fière allure.
Je reculais un peu en l’entraînant à ma suite sans qu'elle interrompe sa tâche pour quand même fermer la porte. Elle savait y faire avec sa bouche, s'aidant de ses mains pour caresser et explorer, sachant trouver les points de plaisir. La Diablesse me fit atteindre l'extase plus vite que je ne l'aurais voulu. 
Arrivé à ses fins elle releva la tête en me regardant avec fierté de m'avoir contraint à lui donner ce qu'elle voulait. Je la relevais, la jetais sur le lit. Lentement, je l'ai déshabillée pour dévoiler tous ses secrets, ne gardant que ses bas pour habiller notre nuit.
Je passe sur la suite. Je ne veux pas vous choquer ou provoquer des émois gênants à la lecture de ce qui est arrivé ensuite. Je garde le secret là dessus. Sachez seulement que sa fougue n'avait d'égale que sa créativité. J'avais trouvé une amante experte, aimant l'amour et le pratiquant sous toutes ses formes à la perfection. Enfin, c'est elle qui m'avait trouvé pour être honnête.
La Bonne Mère a du faire beaucoup de prières pour rattraper ce que nous avons fait cette nuit. Elle doit même encore prier. 

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