Poésie inspirante - Jour 53


Sonnet : Que j'aime le premier frisson d'hiver...
Que j'aime le premier frisson d'hiver ! le chaume,
Tu parles ! Ca caille oui ! Vite, je rentre
Sous le pied du chasseur, refusant de ployer !
Dans quoi je viens de marcher ? C’est de la bouse !
Quand vient la pie aux champs que le foin vert embaume,
En plus, je risque de glisser à plat-ventre !
Au fond du vieux château s'éveille le foyer ;
Ras le bol ! Vite, je file au penthouse !

C'est le temps de la ville. - Oh ! lorsque l'an dernier,
Je préfère la Cité. Y’a moins de ploucs là-bas !
J'y revins, que je vis ce bon Louvre et son dôme,
Bon, il n’y a pas que des troquets quand même
Paris et sa fumée, et tout ce beau royaume
Mais la pollution et le bruit, ça oui j’aime !
(J'entends encore au vent les postillons crier),
Et si j’ai envie, je peux danser la Zumba !

Que j'aimais ce temps gris, ces passants, et la Seine
Wopitain, toutes ses nanas qui se déhanchent
Sous ses mille falots assise en souveraine !
Ça me donnait la gaule tout le dimanche !
J'allais revoir l'hiver. - Et toi, ma vie, et toi !
Pas question de se cailler pendant qu’on dansait

Oh ! dans tes longs regards j'allais tremper mon âme
Corps contre corps, yeux dans les yeux, tous deux valsions
Je saluais tes murs. - Car, qui m'eût dit, madame,
Nous avancions, à reculons, en tourbillons
Que votre cœur sitôt avait changé pour moi ?
Cœur à cœur, très loin de ce monde insensé !




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