Sur un rythme latino

Jour 64

Contrainte : Batchata cambrer  tourner choix dominer corps main abandon transpirer

Sur un rythme latino

Comment je suis arrivé dans cette boîte ? Je ne sais plus. J’ai suivi le groupe. J’ai regardé machinalement le parquet. J’ai vu ta belle silhouette à l'allure espagnole. Tu étais belle à regarder. Ton cavalier lui par contre avait du mal à te suivre. Je suis venu en traînant les pieds mais là, maintenant, j’ai un objectif : danser avec cette belle plante !
Bien plus tard, un nouvel air latino commence
Elle est assise au bord de la piste de danse. Je m’avance vers elle
Mon choix est fait : pour cette bachata, elle sera ma cavalière. Je l’ai vue danser. Je l’ai vue me regarder danser. Je sais qu’elle en a envie autant que moi j’en ai envie. Les bons danseurs se reconnaissent
Je lui fais un signe. Elle regarde son cavalier qui ne dit rien, se lève et vient vers moi en balançant ses hanches. Elle est déjà dans le rythme.
Je lui prends la main, l’attire à moi, la fait tourner et plaque son dos sur mon torse.
Mon visage près de son cou, je sens son parfum léger et envoûtant. Je sens son corps qui vibre, prêt à un abandon total à mes injonctions de cavalier.
Nous restons un moment immobiles, à nous jauger, à attendre pour prendre la musique dans le bon tempo.

Je la fais pivoter, face à moi et nous commençons notre danse. Je la fais tourner, virevolter autour de moi, elle va à la vitesse de l’éclair. J’ai presque du mal à la maîtriser. C’est un vrai plaisir de danser avec elle. J’affermis mon étreinte pour qu’elle soit moins rétive. J’affirme ma position de cavalier et je la cambre en arrière, ses cheveux à toucher le sol. Je la domine de tout mon corps et la retiens fermement. Elle sait à ce moment que c’est moi qui dirige. Je la relève, front contre front pour la suite de notre échange. La musique nous entraîne loin. Plus rien ne compte que nous, l’harmonie de nos gestes, le contact de nos corps, les caresses de nos mains. Nous ne voyons personne mais les autres nous regardent. Notre danse se fait plus sensuelle, très sensuelle, nos corps ont du mal à se séparer lors de certaines figures. Je me dépêche de la ramener à moi à chaque fois. Je veux sentir son corps souple contre le mien. Je la regarde, lui souris. Elle transpire, la sueur colle ses cheveux au front. Elle est belle. A ce moment, elle est ma cavalière, elle est mienne, nous ne faisons plus qu’un. J’appréhende la fin du morceau. Elle retournera à sa table. Avec ses amies. Nous reverrons nous ? Danserons nous encore ensemble ? A plus tard les questions ! Profitons de ce moment de grâce et d’amour dansant !



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