Week-end à Rome

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Week-end à Rome


Dans ce train qui m’emmène vers Rome, vers toi, je songe. Songe n’est pas mensonge. Pas toujours. Mon esprit va et vient, comme des vagues sur une plage. C’est diffus, confus, divers mais parfois des pensées subsistent. Comme l’écume que laissent les vagues justement. Parfois.
Si je ferme les yeux j’entends cette belle musique que fait ton rire clair quand gentiment, ou cruellement, tu te moques de moi. Il est beau ton rire. Il me joue une musique qui me réchauffe le cœur à chaque fois et qui me désarme. Toujours. C’est une arme redoutable ce rire. Tu sais en jouer. Et tu en joues. Au gré de tes humeurs. Ou quand tu joues au chat et à la souris avec moi. Qui est le chat ? Qui est la souris ? En bonne tigresse tu le sais.
Rome, ville des amours aussi ! Je te vois déjà en robe légère m’entraînant le soir dans ces endroits où tu aimes te montrer. Tu ne sors pas toi, tu te montres ! Tu te mets en scène, tu prends tout l’espace. Tu as cette grâce, cette présence qui fait que si un joueur de violon vient dans notre restaurant, c’est près de toi qu’il viendra, c’est pour toi qu’il jouera. Tu feras celle qui ne s’en aperçoit pas mais l’éclat de tes yeux te trahira. Tu savoureras d’être le centre d’intérêt, le point de mire de tous les mâles de la salle, celle qui est jalousée par toutes les autres femmes ! Tu en riras encore !
Comme d’habitude, tu demanderas des macarons en dessert. Tu demandes toujours des macarons en dessert. Je fais attention à cela quand je choisis l’endroit où je t'emmène déjeuner ou dîner. Si il n’y en a pas tu tapes du pied et tu boudes jusqu’à ce qu’on t’en fasse livrer. Par moi ou le restaurateur. Tu es infernale et tyrannique ! Une femme enfant gâtée ! Tu en joues de ce rôle. Encore et encore.
Mais tu sais que je te passe tout. J’aime par dessus tout toute ta personne, avec ses qualités et surtout ses défauts. J’aime savourer la liqueur de tes baisers qui à chaque fois m’enivrent au delà de tout et m’emmènent bien loin de la réalité, en glissant dans le temps comme le fait un voilier sur les eaux calmes d’un lac tranquille.
Tu es une magicienne. Une sorcière. Une démoniaque. Un ange. Une femme. Tout cela à la fois. Tu m’as capturé par tes charmes, ton charme ! Une malédiction bénie !
Ce week-end à Rome sera encore un moment de délices à la fois par ta présence légère et riante et par ces moments de passion, loin de tout qui suivent nos balades en amoureux.

Je t’aime ma Belle et je t’aimerai toujours ! Même bien après notre séparation qui viendra inéluctablement. Tu es bien trop libre pour rester toujours avec le même...



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