Étonnants voyageurs !

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Étonnants voyageurs !

Nuit.
Fini ce trajet en voiture.
Moment câlin de calme et de sérénité au parking.
“Ne bouge pas !” me dit-elle. Heureux, à ses genoux, je n’en ai pas l’intention. Je suis un fantôme, l’ombre de son ombre, l’ombre de sa vie. Je lui prodigue de douces caresses qui la laissent alanguie sur son siège, banc d’amour temporaire. La peau douce de ses cuisses, humide comme celle d’une femme à sa toilette, rafraîchit mes ardeurs, canalise mes émotions et m'entraîne comme l’eau vive d’un ruisseau ou une coulée de lave en fusion ! Sa main sur ma tête, elle me pousse vers ce lieu fournaise qui a besoin de l’eau de ma bouche pour être calmé. “Viens ! Vite !”, Souffle-t-elle. Les longs trajets lui font toujours le même effet. Je sais comment ils se terminent. Toujours. C’est un rite, un rituel. Épicé ! Qui la laissera sans souffle et sans voix un moment. Tout à l’heure. Avant qu’elle se jette à bouche que veux-tu sur moi et mon envie d’elle.

La voiture est un puissant aphrodisiaque. Pour elle. Pour moi. Et les parkings ont été, sont, seront toujours les témoins muets de ces buccaux moments de délices. Ou de délires.

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